Restauration

La restauration d’une croix de chemin ne se fait pas au hasard. Restaurer, c’est mettre un objet patrimonial dans son état d’origine dans la mesure du possible. Cependant, évitons d’être trop rigide en cette matière. Une recherche historique est parfois nécessaire : on essaie de trouver des vieilles photos pour mesurer  le travail à accomplir. Il est parfois nécessaire d’interroger le voisinage ou autre personnes qui ont entendu parler de l’état originel de la croix.

Pour un travail durable, contre les risques de pourriture du bois, il faut installer une base de béton dans le sol à l’abri du gel (près de 2 mètres) et fixer dans cette base des ancrages métalliques qui serviront à tenir la croix hors terre. Par ancrage métalliques, on peut entendre deux pièces angulaires de 3 à 4 mètres de longueur, dont une partie sera coulée dans le béton et le reste, hors terre, servira à tenir le poteau de la croix à gauche et à droite. Il ne restera qu’à boulonner ces pièces de métal à la croix. Des ancrages métalliques peuvent aussi être des boulons coulés dans le béton. Une plaque métallique, à la base de la croix, pourra ensuite être fixée aux boulons par des écrous.

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Ancienne base du calvaire Desnoyers pourrie – Photo de Benoît Caron

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Base de béton conçue pour le calavire Desnoyers – Photo de Benoît Caron

Exemples de restaurations

L’exemple de la croix Archambault à Laval est remarquable : entre autres, plusieurs rayons ont dû être refaits, la poutre horizontale a dû être solidifiée, plusieurs fissures dans le bois ont été réparées. À la fin des travaux, on a décidé de protéger et orner la croix avec une clôture de même style que la croix, avec poteaux d’angle surmontés de pommettes rouges comme les extrémités de la croix. Cette clôture dissimule deux poteaux de béton armés de tiges métalliques.

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Croix Archambault avant – Photo de Benoît Caron

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Croix Archambault après – Photo de Benoît Caron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La croix Désautels, également à Laval, est aussi un bon exemple de restauration. Elle a été déplacée sur une berge pour permettre une meilleure visibilité. L’environnement champêtre est tout à fait approprié. À la fin des travaux, un coq a été ajouté au sommet pour respecter la croix d’origine, mais ce coq est en bois pour éviter de susciter la convoitise comme l’aurait fait un coq en cuivre. De plus, on a ajouté une petite planchette indiquant le millésime de la croix (1907). Ce nouvel ornement reprend des formes que l’on observe dans la croix.

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Croix Désautels avant – Photo de Benoît Caron

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Croix Désautels après – Photo de Benoît Caron

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